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2012-03-15T21:23:00+01:00

LE CANAL DU NORD : UN DEMARRAGE DIFFICILE !!

Publié par Nathalie DEKEN

A la fin du 19e siècle, le projet fût abandonné faute de financement.


Mais en 1901 de nouveau sous la pression des exploitants de houille, il pût aboutir grâce à la Chambre de Commerce de Douai qui prit en charge la moitié des dépenses sous condition de percevoir les péages. A la fin de l’année 1903 l’utilité publique du projet fût reconnue et acceptée. Le chantier pouvait enfin démarrer mais il fallut attendre encore 4 ans pour en voir le début des travaux, diverses études revoyant le nombre d’écluse et les stations de pompage ainsi que les matériaux utilisés pour la cuvette du canal.


Les travaux débutèrent enfin en 1908 Clery-travaux-avant-1-guerreb.pnget étaient avancès au ¾ à la déclaration de la première guerre mondiale. Le souterrain de la Panneterie, long de 1060 m situé approximativement entre Nesle (80) et Noyon (60) était entièrement terminé mais les allemands en firent sauter les voutes en 1917.  Le deuxième souterrain, celui de Ruyaulcourt , reliant Etricourt (80) à Ruyaulcourt (62) P1000635.JPGlong de

4 km 350 n’avait que les arcades de construites. Quant aux écluses, 11 sur 19 étaient achevées.

 

 

 

Clery-travaux-avant-1-guerre-2.jpg

 

 

 

 

En 1919, les difficultés financières de la France ne permirent pas de poursuivre les chantiers et de réparer les dégâts causés par les bombardements, d’autant plus qu’il fût envisager d’agrandir le gabarit du canal. Il fût donc laissé à l’abandon malgré la pression locale qui le qualifia de « prè à moutons ».

 

les travaux 1-copie-1

La deuxième guerre mondiale n’entraîna que peu de dégâts. Pendant l’occupation, les allemands commencèrent à installer dans le tunnel de Ruyaulcourt une base de V1 (Vergeltungswaffen), armes avec projectiles propulsés à long rayon d’action. Mais la résistance locale et notamment la SICAE de Roisel, lâchât des ballons sondes pour causer des pannes électriques sur les câbles alimentant les stations de pompage qui ne pouvaient alors plus assécher le canal, ce qui noya le souterrain et le projet des allemands !

 


Après la reconstruction d’après-guerre,  le trafic fluvial du Nord de Paris, s’intensifiait (7 millions de tonne) et le canal de St Quentin commençait à saturer. C’est pourquoi, un programme d’achèvement du Canal du Nord fût présenté. Il fût accepté en 1957 et inscrit au 3eme plan de modernisation et d’équipement en juillet 1959. L’Office National de la Navigation prit en charge les 2/3 des dépenses.

Pourtant un 4e plan vint compléter le précèdent afin de grossir un maximum la capacité des bateaux (700 T). Il fût question d’élever les gabarits au-delà de ce tonnage, mais faute de budget, il devint impératif de conserver les ouvrages déjà construits dont la largeur utile était de 6 m (les 2 souterrains et les 9 écluses).

Enfin entre 1960  et 1963 les lots du marché furent attribués. Le tracé fût divisé en 3 sections.

les-differentes-section-construction-1960.jpgcliquez sur l'image pour l'agrandir

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commentaires

Hervé Evangelaire 06/05/2012 10:30


C'est mon pére lui méme qui fit visiter , le souterrain de Ruyaulcourt ,en barque , à quelques membres de l'état major allemand, durant la 2eme GM . Il faisait partie du réseau " la voix du nord
" qui a donné son nom au journal .mon pére à transmis l'information aux chefs du réseau , qui ont tout mis en oeuvre pour retarder le projet de rampe pour lancement de V1 et autres .Mon pére est
né , a vécu à 200m du souterrain jusqu'à sa mort en 1979 . Trés sympa votre blog , merci .

Nathalie DEKEN 08/05/2012 20:44



Merci Mr Evangelairepour ce superbe témoignage que je publie en cette journée du 8 mai en souvenir des résistants et anciens combattants qui ont oeuvré pour notre pays et notre liberté !




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